Qui m'aime me suive. Y en a combien qui partent ?

Qui m'aime me suive. Y en a combien qui partent ?
*






' Ce qui compte dans le voyage,
ce n'est pas d'arriver,
mais le mouvement,
rien que le mouvement,
aller, aller... '
[ Extrait d'une lettre que m'a envoyée Pascal Garnier, auteur. ]






Je continue mon voyage là-bas.
S'y'ous plait, m'en voulez pas.


# Posté le mardi 12 décembre 2006 16:39

Modifié le samedi 07 juillet 2007 08:13

Atteindre les plus beaux sourires. Etreindre l'innaccessible. Toucher l'intouchable. Vivre ?

Atteindre les plus beaux sourires. Etreindre l'innaccessible. Toucher l'intouchable. Vivre ?
C'est pas qu'il y a plus d'espoir. C'est pas que tout est toujours tout noir. C'est juste que le soir, accompagnée d'une mélodie au piano, les larmes viennent plus facilement.

C'est pas que je suis malheureuse, c'est pas que le bonheur n'a jamais existé. C'est juste que j'aimerais accrocher des sourires sur chaque parcelle de visage, sur chaque mur, sous chaque feuille. Et redessiner le monde, la bouche ouverte, les dents dépassant de ses lèvres. Me prouver que tout le monde pourrait être heureux. Qu'il suffit d'y croire.
Et qu'on y croit.


C'est pas que je suis fatiguée, c'est pas que j'en ai marre. C'est juste que parfois, il vaut mieux fermer les yeux. Et oublier tout ce qui ne compte pas dans une vie. Ou si peu. S'omettre de penser à ces faux contes de fées. Se désillusionner. Et reconstruire pas à pas des histoires qui en vallent la peine. Des bouts de papiers semés, et des milliers de rêves à notre taille.

C'est pas que j'aime me plaindre, c'est pas que je fais la manche pour de la pitié. C'est juste que les mots sont devenus mon issue de secours. Que quelques fois j'ai envie de tout balancer par dessus bord. Me jeter moi-même à la mer. Je ne vous avais pas demandé de bouée de sauvetage. Je m'en serais tirée. Je me serais tirée sur une plage abandonnée.

C'est pas que j'aime la solitude, c'est pas que je suis dépourvue de coeur. C'est juste que le silence est d'or. Qu'il y a des choses que vous ne sauriez pas comprendre. Des choses souterraines. Des choses cachées. Enfouies. Abimées. Des pages aux coins cornés, à l'écriture souillée de mes pâtés amers, qui, soit-disant, sortent de mes yeux. Des boites à souvenirs que l'on n'a même plus la force d'entrouvrire. Des farandoles d'illusions trop lourdes et trop belles à la fois. Et que je préfère taire leur inutilité.

C'est pas que le soleil n'est pas beau, c'est pas que je n'aime pas les couleurs. C'est juste que dans le noir, on peut discerner l'irréel. L'inimaginable, l'inaccessible. C'est que parfois l'arc-en-ciel, entre la pluie et le soleil, on peut se l'inventer. Et que la nuit me tend bien trop gentiment les bras et les oreilles pour que je refuse de m'y glisser.

C'est pas que je vous déteste, non, et c'est pas non plus que je déteste la vie. C'est juste que les sentiments c'est dur à exprimer. C'est juste que les émotions je n'ose pas les partager. Surtout quand elles sont fortes. Surtout quand elles font deux ou trois têtes de plus que moi. Que j'me noie dedans. Même si c'est du bonheur, même si c'est de l'amour, même si c'est magique. C'est juste que, pauvre égoïste, j'ai peur qu'on me fasse un croche-patte, que je trébuche tête la première sur l'une des cases noires et blanches de cet échéquier. C'est juste que je crains d'être trop sure de moi. Et de faire du mal. Encore. C'est juste qu'on m'a trop blessée pour avoir donné l'impression de ne rien ressentir. Mais que j'ai encore les marques, là, en minuscules, en haut à droite. Et que ça ne s'en ira surement jamais. Et que j'me dégoute d'être comme ça. D'être, tout court. C'est juste qu'il y a trop de choses qu'on aurait pu changer depuis longtemps, trop de choses qui restent inachevées. Et qu'on se ment.

® Trou-bleu-noir ©
Pix : trouvée sur Aback

# Posté le vendredi 24 novembre 2006 18:01

Modifié le vendredi 01 décembre 2006 17:13

Ma valse avec ce fantôme est loin d'être terminée. La musique accélère. C'est toujours la même mélodie.

Crois-tu qu'un jour, je pourrai m'asseoir à tes côtés et plonger mes yeux dans les tiens sans honte ?
Sans doute.
Crois-tu que les mots qu'on se jettera ressembleront un peu plus à de l'amour ?
Est-ce une erreur de croire un peu plus fort au bonheur sans savoir si on y a droit ?
Je me suis trop illusionée ?
C'est étrange, je n'aurais pas cru que l'excès existait, quand on parlait de sentiments.
Je crois que dans mon ciel, les nuages prennent un peu trop de place,
mais derrière, derrière le soleil est encore là.
Pour moi, pour les autres, peut-être aussi pour toi.
Les feuilles tremblent, et je tremble avec elles.
Que me reste-t-il d'autre ?
Il y a tes promesses et mes larmes qui brillent à l'unisson, sans se tenir la main.
Nos éclats de rire s'éloignent une dernière fois, et puis se taisent. Réduits à néant.
Mais ont-ils déjà eu une consistance ? Si silencieux. Murmurés dans un coin de vi(d)e.
La clarté me parait obscure, et pourtant.
Que reste-t-il comme témoin de notre existence ?
Un vieux tas de poussière anéantie dans un coin sombre, et puis ? Et puis, c'est tout.
Une virgule éternelle qu'un point assome.
Une histoire sans fin, puisque je suis la seule à oser sortir mon crayon
et gribouiller des rêves qui ne tiennent à rien.
A un fil, tout au plus.
Tu sors tes ciseaux, et tu le brises, et tu me brises avec.
Et puis tu recommences. Sans pitié.
Est-ce que c'est ça la vie ?
Un film que l'on repasse des centaines, des miliers de fois, sans se lasser.
Un vieux film usé, sali, souillé. Piétiné de tes propres pieds sales.
Tu ne la vois pas ?
L'emprunte de ta semelle sur mon coeur terni par nos vieux rêves trop lourds.
Ta trace toujours présente, à l'imparfait, comme une douleur que l'on essaye de cacher,
comme une preuve de bonheur, perdu.
Tu ne l'as pas vu ? La différence.
Passé, présent, futur, des mots qui n'ont plus leur place se perdent dans les aléas de mon existence.
Les sentiments s'emmêlent autour de mon cou. Un bijou ? J'y croyais.
On aurait pu. Et, non, au final, toi seul aurais pu.
Lire entre les lignes de mon amour,
découvrir ce que mes yeux cherchaient à te dire,
comprendre ce qu'on aurait pu devenir.
Moi je te suivais, des yeux, des larmes et du coeur,
j'étais juste derrière à poursuivre l'espoir.
Et ramasser les restes de mots que tu balançais derrière toi.
Oubliant à chaque fois qu'ils m'arrivaient comme une bombe, et détruisaient tout.
Pourquoi t'entêtais-tu à m'étouffer dans la distance ?

Minable, je suis minable. Mais, c'est sans importance. Puisque je t'aime.


® Trou-bleu-noir ©
Ma valse avec ce fantôme est loin d'être terminée. La musique accélère. C'est toujours la même mélodie.

# Posté le lundi 06 novembre 2006 03:09

Modifié le lundi 09 juillet 2007 06:05

[ Article Provisoire ^^ ]

*

Hep`, si vous avez le temps... Votez pour moi ici. Hihi xD

# Posté le dimanche 05 novembre 2006 05:29

Modifié le samedi 18 novembre 2006 08:47

On se droguera au bonheur. Ensemble.

J'irai chercher le sablier éternel. Le grain de sable différent des autres.
Je courrai au bord de la mer, voguant entre le bruit et l'écume des vagues,
la tête levée regardant les mouettes s'envoler. S'échapper. Echappée belle.
Les mouettes qui fuiront la terre pour les nuages, parce qu'ils sont plus accueillants.
Je sauterai par dessus les flaques, ou peut-être en plein dedans.
J'éclabousserai partout. Tant pis pour ma robe. A quoi ça sert, de toutes façons?
J'écouterai tomber le soleil et briller la pluie.
Parce que si l'on tend bien l'oreille, ce sont des êtres très bruyants.
Je laisserai mouiller mes vêtements, boucler mes cheveux, j'attraperai une insolation.
Parce que la seule chose qui rend vraiment malade, c'est la crainte de la mort.
La vie est tellement plus belle sans questions.
Je noierai mon sourire au milieu des autres et personne ne verra qu'il était différent.
Différents de ceux en cartons.
Peut-être que je m'achèterai une maison, mais alors,
elle aura une balançoire dans le jardin et vue sur les étoiles.
Une balançoire parce que c'est comme ça qu'on apprend à voler.
Vue sur les étoiles parce qu'une étoile, c'est plus beau que n'importe quoi.
Je m'agenouillerai devant ma fenêtre, face à elles,
et j'entasserai des tas de prières sans importances.
Des tas de rêves évanouis.
Comme des cartons de souvenirs empilés dans un coin de vie. Mais toujours là.
Je jouerai du piano, encore et encore. Sans m'arrêter.
Laissant filer mes doigts à la même vitesse que mes pensées. Que mon passé.
Comme je sais si bien le faire. Tout foutre en l'air. Là ce sera à mon avantage.
Et je me dirai que je possède le plus bel instrument au monde. Et je comprendrai ma chance.
Je ne respirerai plus, non, en fait je n'aurai plus besoin de respirer. Mon oxygène ce sera la vie.
Et je monterai chaque marche, les unes après les autres. Sans tomber, sans échouer.
Sans perdre la partie, si l'on considère ma vie comme un jeu.
Le sourire au lèvre. La main accrochée plus que jamais à la liberté. A eux, à elles.
Mais plus jamais à lui.

® Trou-bleu-noir ©
Clip` > Nek - Contromano.
Parce que j'aime l'italie. Parce que j'aime cette chanson.


" Dami la mano. Andiamo via dei tuoi perchè. "
Donne-moi la main. Allons-nous en de tes pourquoi.

# Posté le mercredi 25 octobre 2006 23:42

Modifié le vendredi 27 octobre 2006 05:47